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Sondage : les français contre "la droitisation" de Nicolas Sarkozy

Selon un sondage publié le lundi 11 octobre 2011 par le quotidien gratuit Métro, les français sont particulièrement opposés à la "droitisation" du discours et de l'action du Président de la République, qui s'est clairement accentuée depuis la fin de l'été 2010.

Pour Nicolas Sarkozy, l’embellie de septembre liée à son discours sécuritaire, est bel et bien finie. La côte de satisfaction du Président de la République perd 4 points pour retomber à 30 %, son plus bas niveau depuis le début de son mandat (déjà atteint en juillet). De son côté, le Premier Ministre François Fillon perd trois points. L’écart de “satisfaction” entre le Président et son Premier ministre s’accroit donc pour atteindre 11 points. Il est intéressant de constater que la stratégie de François Fillon, qui prend de plus en plus de distance avec le chef de l’Etat, porte ses fruits. Le Premier ministre gagne quatre points auprès de sympathisants de gauche, ce qui explique en partie le décalage.

Frédéric Mitterrand gagne des points... en se taisant ! 
L’analyse de l’évolution de la côte de satisfaction des membres du gouvernement laisse clairement apparaître une prime aux ministres d’ouvertures. Frédéric Mitterrand gagne cinq points et devient le ministre le plus apprécié du gouvernement, suivi de Jean-Louis Borloo, Bernard Kouchner et Hervé Morin. A l’inverse, les ministres les plus impliqués dans les débats et réformes portés par le chef de l’Etat (Brice Hortefeux, Eric Besson, Eric Woerth ou Christine Lagarde), stagnent ou baissent. A noter les bonnes performances de ministres concernés par de dossiers plus techniques et très présents sur le terrain (Valérie Pécresse, Marc-Philippe Daubresse, Christian Estrosi).

Les Français pour une politique d’ouverture vers les écologistes, puis la gauche, puis le nouveau centre. 
50 % des français souhaitent, selon ce sondage, que cette politique soit poursuivie lors du prochain remaniement. Cette proportion est particulièrement forte parmi les sympathisants de droite (78 %). Et lorsqu’on les interrogent sur l’orientation de cette ouverture, les personnes interrogées se prononcent d’abord pour une ouverture vers les écologistes (35%), puis vers la gauche (29 %) et le Nouveau Centre (15%). Comme si une majorité des électeurs se hérissait contre un repli trop fort de l’actuelle majorité sur elle-même.

Ce risque de crispation est perceptible lorsque l’on découvre la cote de satisfaction des personnalités de l’opposition. Les personnalités “installées” (Dominique Strauss-Kahn, Bertrand Delanoë, Martine Aubry, Ségolène Royal) voient leur cote s’effriter tandis que les plus radicaux dans l’opposition au chef de l’Etat (Olivier Besancenot, Benoit Hamon, Jean-Luc Melenchon, Arnaud Montebourg) reprennent du poil de la bête. 

Notons enfin que Dominique de Villepin et François Hollande recueillent les fruits de leur stratégie médiatique et de leur entrée très précoce dans la campagne de l’élection présidentielle.

La rédaction de Métro
(titres et sous-titres de LYonenFrance)





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